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MARIE DAILY

MARIE DAILY

Deco, Kids & co.

Notre anti-liste ou comment vivre à l'heure d'été

Bonjour à tous!

 

Comme tous les ans, les Belgo Mums (aka les contributrices au collectif dont j’ai le plaisir de faire partie) essaient de vous proposer de chouettes activités pour occuper les loulous pendant l’été.

 

Me voilà plutôt mal prise puisque, de tout l’été, ma petite miss ne passera qu’une semaine dans la capitale. Elle a été en exil tout le mois de juillet : trois semaines à la campagne et une semaine à la côte avec ses cousins chéris !

 

Bambou est habituée depuis toute petite à de (courtes) périodes de séparation . On a même été séparées pendant une semaine alors qu’elle n’avait pas encore 6 mois… et que j’allaitais toujours ! (Vive les tire-lait !)

 

Avec les années, je me rends compte que ces périodes de séparation – et d’indépendance ! -  participent à notre petit équilibre familial.

 

En voici une liste non exhaustive des bienfaits (qui fera également office d’anti-liste d’activités ;-)) :

 

1.       Oublier les horaires

 

Pendant l’année, Bambou est une petite fille over-bookée : musique, cirque, anglais, danse, sport, sorties, etc. J’angoisse régulièrement à l’idée de la surmener (quand je lis ce genre d’articles par exemple). Elle me rassure pourtant en démontrant beaucoup d’enthousiasme pour ses activités. « C'est bien pour rencontrer des nouveaux copains », ajoute-t-elle. D'ailleurs, cet article m'a beaucoup conforté dans l’idée que mon instinct ne me trompe pas et que cette cadence correspond bien au caractère dynamique et curieux de Bambou.

 

Pourtant, quand les vacances arrivent on sent qu’il est bon de souffler ! Elle peut se lever, manger et aller dormir (ou presque) selon son propre horaire. Elle peut sainement s’ennuyer loin de la TV et… profiter de la nature.

 

2.       Profiter de la nature

 

Ayant grandi les pieds dans l’herbe et le cul dans le ruisseau, je tiens absolument à ce que Bambou puisse vivre un maximum au grand air. Malheureusement, nous habitons en ville, dans un appartement sans jardin. Dès que le temps le permet, on profite des jolis parcs de notre belle commune, mais cela doit être organisé et c’est toujours tributaire de nos disponibilités. Chez Papi et Mami et chez ses cousins, Bambou peut jouer dehors dès le saut du lit.  Le temps paraît rarement long entre le trampo, la balançoire, le ruisseau et le bac à sable… surtout quand les copains sont là !

 

 

Notre anti-liste ou comment vivre à l'heure d'été
Notre anti-liste ou comment vivre à l'heure d'été

3.       Construire d’autres relations avec « les copains »

 

Bambou a la chance d’avoir de très chouettes camarades de classe. Ses amis sont vraiment très très importants pour elle et on essaie de valoriser cela au maximum. Ses meilleurs amis viennent souvent dormir à la maison et elle est également bienvenue chez eux…  Mais, à nouveau, cela est toujours tributaire des disponibilités des parents ! (La barbe !). L’été tout est différent. A la campagne, les enfants sont beaucoup plus libres et indépendants. Tous les jours, les petites voisines viennent passer spontanément un peu de temps avec elle, pour papoter sur les balançoires ou s’amuser sur le trampo… à bonne distance des adultes (juste assez près pour la sécurité et juste assez loin pour  les secrets).

 

De temps en temps, elle demande également la permission à mamy pour effectuer seule ou avec ses copines, les 200 m qui séparent leur maison de celle des grands-parents. Un moment de fierté et d’indépendance plutôt rare pour une petite citadine. (Elle est pistée discrètement par son Papy, mais chuuut).

 

 

Notre anti-liste ou comment vivre à l'heure d'été

4.       Découvrir les cousins et les joies d’une grande famille

 

La maison de Papy et Mamy, c’est aussi un lieu accueillant où se rassemblent volontiers plusieurs générations de cousins. Les allées et venues, les pique-niques en bande et faire les barrages dans le ruisseau, c’est une vraie fête !

 

Il en va de même pour les WE en famille à la mer. Il n’y a plus le petit noyau Papa-Maman-Bambou, mais une grande tribu où les équilibres s’inventent au quotidien. Car il est bon de s'excentrer.

« Maman, aujourd’hui, je me suis amusée tout le temps ! Quand je me suis réveillée, vous êtes arrivés, puis les cousins sont arrivés. Et maintenant, je peux jouer avec un nouveau copain qui vient d’arriver avec tantine Camille"

« Maman, aujourd’hui, je me suis amusée tout le temps ! Quand je me suis réveillée, vous êtes arrivés, puis les cousins sont arrivés. Et maintenant, je peux jouer avec un nouveau copain qui vient d’arriver avec tantine Camille"

5.       S’excentrer

 

Elle est douce notre petite vie à trois, mais si je n’ai aucune crainte sur l’impact du statut « d’enfant unique » de Bambou sur sa sociabilité, je me rends compte souvent qu’être, de facto, le centre de notre monde, peut avoir des côtés inquiétants. Quelle que soit la manière dont nous envisageons les choses, les relations à la maison sont celles d’une enfant (avec un libre arbitre restreint) avec ses parents (à ses soins). C’est parfois pesant. Pour nous, comme pour elle (ce n’est pas facile d’être seul à faire face aux espoirs/attentes de ses parents).

 

Quand elle n’est pas avec nous, elle doit se redéfinir. Apprendre à trouver sa place dans une fratrie (ou cousinerie). Ne plus être le soleil autour duquel nous gravitons peut être à la fois déstabilisant (et salutaire) pour l’égo et un vrai soulagement.

 

6.       Adopter d’autres règles

 

Je n’ai pas la prétention d’être une maman parfaite (ou si peu). J’ai surtout la conviction qu’il n’y a pas UNE bonne manière de faire. La recette parfaite des règles et des droits préservant notre vivre ensemble est une alchimie propre à chaque famille. C’est à mes yeux très valorisable que Bambou, en passant du temps avec ses oncles et tantes ou ses grands-parents,  apprenne à s’adapter – en douceur -  à d’autres environnements, qu’elle découvre d’autres manières de faire, d’autres règles et d’autres raisons de rire ou de pêter les plombs !

 

7.       Se séparer pour mieux se retrouver

 

Bien sûr ! Ici je crâne en simulant un épanouissement parfait dans la séparation... Il est néanmoins hors de question de laisser s’écouler plus de quinze jours entre deux câlins sonnants et trébuchants. Les retrouvailles sont chaque fois l’occasion de palper le bonheur d’être ensemble. En revanche, je l’avoue, ce sont autant de nouvelles séparations au goût de spleen.

 

 

Notre anti-liste ou comment vivre à l'heure d'été

8.       Retomber amoureux

 

Le cafard, c’est vrai qu’il me gagne parfois, loin de ma câlineuse préférée. J’ai une tendresse très tactile pour Bambou et la serrer dans mes bras me manque très fort. Ce trop plein de tendresse, j’espère pouvoir en faire un peu bénéficier mon homme, au moins le temps de l’été*. C’est agréable de retrouver de temps pour siroter à deux des apéros, planifier un petit resto et continuer la soirée sans couvre-feu.

 

 

 Voici donc ma petite « anti-liste » d’activité. Elle ne sera sans doute pas copier/collable pour tous, mais elle tente de démontrer que la distance peut  être riche et fait mentir l’adage « loin des yeux, loin du cœur ».

 

(*) Lecture conseillée

Notre anti-liste ou comment vivre à l'heure d'été

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